Dans un monde souvent marqué par la polarisation, il est précieux de prendre le temps de réfléchir à notre vivre-ensemble. Le mercredi 16 septembre 2026 le président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Dallin H. Oaks, a parlé à Washington, à la cathédrale nationale. Il a livré un discours marquant sur la liberté religieuse et l’unité. Fort de sept décennies d’étude du droit constitutionnel, ce dirigeant spirituel nous invite à devenir de véritables artisans de paix.

Découvrons ensemble les grands principes de son intervention pour enrichir notre quotidien.

La Constitution comme guide pour préserver l’unité et la liberté

Fort d’un parcours remarquable comme professeur de droit et juge à la Cour suprême de l’Utah, Dallin H. Oaks a rappelé qu’il ne s’exprimait au nom d’aucun parti politique. Son objectif principal était plutôt de mettre en lumière la valeur de la Constitution des États-Unis. Selon lui, ce texte fondateur reste un modèle d’auto-gouvernance essentiel pour guider un peuple diversifié.

Les premiers membres de l’Église ont d’ailleurs appris très tôt l’importance des compromis politiques et sociaux. Expulsés du Missouri dans les années 1830, ces pionniers ont vécu l’expérience difficile de réfugiés lors de leur traversée vers l’Ouest. Ces épreuves leur ont enseigné la nécessité de préserver leur liberté tout en vivant en paix avec leurs voisins. Au fil de son histoire, la nation américaine a également fait évoluer ses lois pour garantir l’équité, notamment en abolissant l’esclavage et en accordant le droit de vote aux femmes.

La recherche d’une véritable justice sociale exige ainsi des ajustements constants et des efforts partagés. Chaque citoyen est invité à protéger ses droits fondamentaux sans chercher à imposer sa volonté aux autres. En contraignant des groupes opposés à collaborer, la Constitution place la négociation au cœur de la vie démocratique.

Les principes constitutionnels et la recherche du bien commun

Pour les membres de l’Église, la Constitution repose sur des principes inspirés qui permettent d’organiser une société équilibrée. Lors de son intervention, le président Oaks a détaillé ces piliers qui protègent les individus contre les abus de pouvoir.

Voici la présentation de ces fondements essentiels :

  • La souveraineté populaire. La légitimité du gouvernement réside directement chez les citoyens qui expriment leur volonté.
  • La division des pouvoirs. Les compétences publiques sont réparties équitablement entre la nation et les différents États.
  • La séparation des pouvoirs. Les branches exécutive, législative et judiciaire travaillent de manière autonome.
  • La protection des droits. La Déclaration des droits fixe des limites précises à l’autorité du gouvernement.
  • Le règne de la loi. La loyauté des citoyens s’adresse à la Constitution plutôt qu’à des figures politiques.

En respectant ces règles partagées, cette société favorise une meilleure compréhension entre les groupes. La fidélité envers les processus juridiques protège les citoyens tout en évitant les dérives autoritaires. C’est pourquoi il invite à privilégier la concertation plutôt que les longs affrontements judiciaires, souvent coûteux et lents. S’asseoir face à face permet d’apprendre à connaître l’autre pour bâtir des solutions durables.

Comment devenir un véritable artisan de paix dans notre société

Au-delà des institutions, le message du président Oaks porte sur l’attitude personnelle que nous devrions adopter au quotidien. Bâtir une unité sincère exige de reconnaître que nous sommes tous concitoyens et que nous avons besoin les uns des autres. Cela implique de respecter les lois communes et de cohabiter sereinement avec des personnes aux convictions différentes.

Privilégier la négociation et le dialogue direct

En cas de conflit, la tentation de chercher une victoire totale sur l’autre est fréquente. Pourtant, le président Oaks explique que réconcilier des positions opposées par une négociation respectueuse constitue une vraie vertu. En citant les enseignements du Christ et de l’apôtre Paul, il nous invite à adopter un langage doux et constructif. Éviter les propos durs dans nos foyers et nos débats publics permet d’ouvrir la voie à des compromis équitables.

Écouter sincèrement notre interlocuteur transforme les moments de tension en opportunités d’apprentissage. Cette approche bienveillante permet de dégager des terrains d’entente sans sacrifier nos convictions profondes. Nous pouvons ainsi forger des alliances solides qui préservent la liberté et la dignité de chaque partie.

Reconnaître la valeur divine de chaque individu

La conviction que chaque personne est un enfant de Dieu offre une perspective universelle sur la valeur humaine. Cette vision spirituelle nous aide à surmonter les préjugés tenaces et le racisme au sein de nos communautés. Elle nous donne la force d’aimer notre prochain, même lorsque leurs choix de vie s’éloignent des nôtres.

Bien que la recherche de la concorde représente un défi exigeant, Dieu promet son aide à ceux qui s’efforcent d’aimer. Les artisans de paix apportent de la compassion en s’engageant activement dans des projets de service ou de médiation. Par ces actions simples, nous renforçons le tissu social et la stabilité de notre pays.

L’unité nationale ne demande pas une uniformité de pensée, mais un respect mutuel au quotidien. En cherchant constamment le bien-être général, nous honorons les principes démocratiques fondamentaux. C’est par cette attitude responsable que nous créerons un environnement pacifique et juste pour les générations futures.

Construire une communauté sereine reste un travail exigeant qui demande de la patience et de la bonne foi. En apprenant à écouter les besoins profonds d’autrui, nous faisons preuve d’une empathie transformatrice pour notre société.

Idées clés à retenir

En conclusion, voici les trois enseignements majeurs à retenir de cette intervention :

La Constitution comme instrument de rassemblement

La Constitution contraint des groupes aux opinions divergentes à collaborer et à négocier pour le bien commun, plaçant ainsi la recherche de la paix au cœur du système démocratique et institutionnel.

Le dialogue comme alternative à l’affrontement

Résoudre les désaccords par la négociation directe et la compréhension mutuelle est préférable aux longs contentieux judiciaires ou à la recherche d’une victoire totale sur l’autre.

Une responsabilité individuelle et quotidienne

Devenir un artisan de paix demande de la compassion, le rejet des propos durs ou haineux, et la volonté constante d’agir avec respect envers l’ensemble de nos concitoyens, quelle que soit leur foi ou leurs opinions.

Source : fr.thechurchnews.com