J’ai tellement de respect et de gratitude pour Marie, la mère du Christ. Bien qu’aucun d’entre nous ne soit appelée à remplir une mission aussi spécifique que la sienne, nous pouvons tous apprendre quelque chose de la noblesse dont elle a fait preuve pour remplir un rôle crucial. Voici 5 leçons que nous pouvons tirer de la vie et de l’exemple de Marie, la mère de notre Sauveur.

1. La vertu et la droiture compensent la jeunesse et l’inaxpérience

Dieu aurait pu choisir n’importe quelle vierge, à n’importe quel moment de sa vie, pour être la mère du Messie. Il aurait pu choisir une princesse ou une femme plus âgée (et donc plus sage). La tante du Christ, mère de Jean le Baptiste, a enfanté à un âge mûr.

Mais ce ne fut pas le cas avec la mère de Jésus.

Pour rempir ce rôle, Dieu a choisi une jeune fille adolescente, sans gloire, ni fortune. De cela, nous pouvons apprendre que nous n’avons pas besoin d’une place élevée dans la société, de richesses, ou d’expérience, pour aider à construire le royaume de Dieu. À l’opposé, nous avons besoin de faire preuve d’humilité, de vertu, et de foi.

2. Marie avait confiance en Dieu

L’ange a dit à Marie qu’elle allait avoir un bébé. Elle souligna alors calmement un problème évident :

« Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme? ».

L’ange lui expliqua comment, ce à quoi elle répondit humblement :

« Je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1 :34-38)

Incroyable! Elle avait vraiment une confiance totale en Dieu. Cette réponse est particulièrement stupéfiante, si l’on considère la situation dans laquelle les révélations de l’ange ont placé Marie. Elle n’était pas mariée, et allait avoir un bébé. S’est-elle plainte, inquiétée, ou a-t-elle essayé de discuter pour changer la volonté de l’ange, et donc celle de Dieu ? A-t-elle dit, comme Moïse et Enoch l’ont fait, « tu t’adresses à la mauvaise personne » ?

Non. Elle a tout simplement fait confiance.

Lorsque nous recevons un appel ou une réponse à une prière, que nous n’attendions pas, j’espère que nous pouvons répondre comme Marie : « qu’il me soit fait selon ta parole. »

3. Choisir le bien n’a pas protégé Marie des difficultés

En fait, cela à souvent rendu sa vie plus difficile.

Premièrement, il y a le problème, cité précédemment, de la grossesse hors mariage, à une époque où les gens ne considéraient pas ce genre de chose comme étant acceptables. Après que l’ange ait tout remis en ordre et expliqué les choses à son fiancé (mais probablement pas sans pouvoir éviter des commérages de quartier), Marie a dû endurer les difficultés habituelles de la grossesse.

Par la suite, quand le temps est arrivé pour elle d’accoucher de ce bébé miraculeux, l’a-t-elle fait dans le confort de son propre foyer ? Non. Elle était dans une ville étrangère, et n’a pas accouché dans une véritable maison, mais dans un abri pour animaux (pour le plaisir des petits enfants, pour les siècles à venir !). Afin de remplir sa mission vitale, Marie a été placée, de façon répétée, dans des situations inconfortables, ou a rencontré des défis.

Peu après la naissance de son premier enfant, elle a dû quitter, avec son nouvel époux, sa maison et sa famille pour fuir en Égypte.

Comme Marie, lorsque nous faisons ce qui est juste, la conséquence immédiate est souvent négative. Et presque toujours, suivre la volonté que Dieu a pour nous, nous pousse en dehors de notre zone de confort.

4. Marie s’est souvenue de ses expériences spirituelles

De la visite de l’ange Gabriel jusqu’à la prophétie de sa cousine Elisabeth, en passant par les récits de vision de l’armée céleste racontés par les bergers, Marie a eu beaucoup d’expériences spirituelles fortes. Mais elle ne prenait pas les choses spirituelles à la légère.

Elle « gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur. » (Luc 2:8-19).

Se souvenir de toutes ces expériences a dû lui donner de la force, un objectif, et de l’espoir, lorsqu’elle a élevé son fils, et a dû affronter les défis que cela a créé. J’ai moi-même remarqué que plus je me souviens de mes propres expériences spirituelles, et médite à leur sujet, plus j’acquiers de la force et de la foi pour affronter de  nouveaux défis.

5. Être mère va vous briser le cœur

Alors qu’elle amenait son petit enfant d’à peine une semaine au temple, Siméon déclara a Marie :

« et à toi-même une épée te transpercera l’âme. » (Luc 2 :35)

Cette prophétie s’est accomplie lorsqu’elle s’est tenue sous la croix, et a regardé les soldats crucifier son fils magnifique et innocent.

Être une mère signifie qu’à un moment ou un autre, une épée vous transpercera l’âme.

Dans le meilleur des cas, cette souffrance est le résultat naturel des enfants qui grandissent et qui s’éloignent du foyer pour commencer leur propre vie. Mais bien des fois, c’est plus compliqué. Le transpercement peut venir de la vision d’un enfant souffrant de maladie, de cruauté, ou de rejet. Trop souvent le cœur d’une mère est blessé lorsque qu’un enfant fait de mauvais choix, faisant du mal à soi-même et aux autres dans le processus. Et le cœur de quelques mères se brise lorsque, comme Marie, elles voient leur enfant mourir.

Le chagrin de cœur fait partie de la maternité. Mais la leçon la plus importante que nous apprenons de Marie est qu’en étant mère, nous pouvons sauver le monde.

Et toi, quelles leçons as-tu appris de l’exemple de Marie ? 


Cet article a été initialement écrit par Ruth MITCHELL et publié sur rubygirl.org . Cet article a été traduit par David GEORGES.