NdT : Traduction de l’article ‘How I lost and regained my faith’: LDS man shares 18 lessons he learned publié sur Deseret News.
Rich Millar est le protagoniste de la dernière vidéo His Grace (Son immense grâce), produite par Gospel Stream (anciennement Mormon Channel). À l’origine, Rich avait partagé son parcours dans une publication Facebook intitulée « Comment j’ai perdu et retrouvé ma foi », publiée le 15 juillet 2014. Ce résident du comté d’Utah, qui a servi une mission pour L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours avant de s’en éloigner, raconte que l’Église l’a contacté peu de temps après sa publication pour lui proposer de partager son histoire en vidéo.
« Au cours des 32 premières années de ma vie, j’ai appris que tout le monde rencontre des obstacles et commet des erreurs », écrit Rich dans sa publication. « Passer sa vie à faire semblant que ce n’est pas le cas peut être destructeur. J’ai aussi appris qu’on peut s’épargner beaucoup de souffrances si l’on accepte de tirer des leçons des erreurs des autres. C’est dans cet esprit que je souhaite partager certaines de mes propres erreurs et ce que j’en ai retiré, avec l’espoir que cela aidera quelqu’un d’autre à éviter les pièges et la douleur par lesquels je suis passé. »
Dans son message, Rich détaille 18 leçons apprises après avoir quitté, puis réintégré la foi de l’Église. Nous republions ces leçons aujourd’hui avec son aimable autorisation.
« Je ne prétends pas avoir toutes les réponses ni avoir vécu tout ce que d’autres traversent », précise-t-il. « Je crois fermement que le voyage spirituel de chacun est unique et personnel. Je n’ai donc aucun droit de vous dire ce que vous avez ou n’avez pas vécu. Cependant, je PEUX vous dire ce que j’ai personnellement vécu et appris, et j’espère de tout cœur que cela sera utile à quelqu’un. »
Leçon n° 1 : Le cynisme anesthésie notre rapport à la vie
« J’ai pu vérifier cette vérité par moi-même. Il suffit de lire la définition du mot cynisme : “Une attitude de négativité méprisante ou blasée, caractérisée notamment par une méfiance générale envers l’intégrité ou les motivations déclarées d’autrui.” Franchement, qui a envie de mener une vie pareille ?
J’ai remarqué une tendance récurrente chez beaucoup de personnes qui ont suivi le même chemin que moi en quittant la foi. Pas toutes, bien sûr, mais un grand nombre correspond à cette description. J’en ai fait partie, je sais exactement ce que l’on ressent.
L’auteur Paul E. Miller a écrit un jour : “Le cynisme commence par l’assurance désabusée que tout le monde cache un intérêt personnel. Derrière chaque nuage se cache… un autre nuage. Le cynique observe toujours, critique constamment, mais il ne s’engage jamais, n’aime jamais et n’espère jamais.”
Au lieu de supposer le pire chez les gens ou dans les religions, supposons le meilleur. Accordons-leur le bénéfice du doute. Un scepticisme honnête est très différent du cynisme. Chercher la vérité et supposer le meilleur ne sont pas incompatibles. On peut faire les deux à la fois : poser des questions sincères et obtenir des réponses. Cherchez le bon côté en toutes choses, et quelque chose de magique se produira : vous finirez par trouver exactement cela — le bien, le bonheur, la joie et la lumière. »
Leçon n° 2 : Nous ne sommes pas seuls
« Une fois mes fondations spirituelles effondrées, je ne savais même plus si Dieu existait. Je repartais à zéro. Avions-nous simplement de la chance d’être sur cette Terre sans l’aide d’une puissance supérieure ou d’un Père céleste ? Je n’en étais plus sûr. J’ai donc commencé à réévaluer ma vie et mes expériences passées.
Cela me rappelle une histoire qu’un homme — appelons-le Serge — m’a racontée pendant ma mission en Russie. Il avait grandi en Union Soviétique, à une époque où l’on enseignait et promouvait l’athéisme d’État. L’athéisme était sa seule croyance. À l’époque, il vivait dans un petit village de campagne et travaillait comme forgeron.
Un jour, un homme est venu lui commander plusieurs armes, des épées et des couteaux. Ce client avait des exigences très précises sur les métaux à utiliser et sur la fabrication. Pendant que Serge forgeait, l’homme s’asseyait dans un coin de l’atelier et l’observait en silence. Serge se souvenait qu’une noirceur, une sorte de mal profond, semblait émaner de cet individu. Il sentait au fond de lui que ces armes serviraient à faire le mal. En y réfléchissant, il est devenu évident pour lui qu’il y avait là un esprit mauvais qu’il ne pouvait pas nier.
En poussant sa réflexion, il s’est fait cette remarque : s’il existe un esprit mauvais dans ce monde, alors il doit forcément exister un esprit bon et lumineux. Ce fut le point de départ de sa foi en Dieu.
J’ai vécu des expériences similaires. Je ne pouvais pas nier avoir ressenti la lumière et les ténèbres, le bien et le mal, chez différentes personnes et dans diverses circonstances. Le mal existait bel et bien, je l’avais ressenti et constaté. Mais la lumière et le bien existaient aussi, et j’en avais été le témoin direct ! Je ressentais également en moi un désir profond de faire le bien et d’être quelqu’un de bien. Plus important encore, j’avais vécu des moments inexplicables que je ne pouvais pas nier, des instants où j’avais clairement ressenti l’amour de Dieu pour moi.
Après un certain temps, j’en ai conclu que Dieu existait vraiment, que nous ne sommes pas ici par accident, mais que nous avons tous un Père céleste qui nous aime et que nous avons été créés à son image. Vous n’êtes pas seuls. Nous ne sommes pas seuls.
« Dieu créa l’homme à son image » — Genèse 1:27 »
Leçon n° 3 : La gratification instantanée est une contrefaçon du bonheur
« Qu’elle provienne de la nourriture, de l’argent, de la drogue, de l’alcool, du sexe ou d’autre chose, cette satisfaction ne dure pas. Il y a un temps, un but et une place pour chacune de ces choses. Utilisées dans le bon contexte, elles ont toutes leur utilité. Malheureusement, on en abuse facilement. Dans notre monde actuel, la tentation est immense.
La gratification instantanée fait du bien sur le moment, mais elle s’évapore instantanément, vous laissant dans l’attente de votre prochaine « dose ». Le vrai bonheur découle du respect du « plan du bonheur » tel qu’il est établi dans l’Évangile rétabli de Jésus-Christ. Ce plan implique, entre autres, d’aimer et de servir son prochain, de tisser des liens sincères et de s’aligner sur des lois éternelles. Ces principes nous aident à utiliser les bonnes choses de la vie au bon moment et à la bonne place.
« La méchanceté n’a jamais été le bonheur. » — Alma 41:10 »
Leçon n° 4 : Les commandements et les règles favorisent notre apprentissage
« Ils nous aident à vivre le « plan du bonheur » et sont là pour nous protéger. J’entends parfois des gens dire : “Toutes vos règles sont ridicules, restrictives et infantiles. Je suis un adulte, je peux décider par moi-même de ce qui est bien.” Certes, ces règles peuvent parfois sembler contraignantes, mais la barrière de sécurité au bord d’un précipice ou le panneau « Stop » sur la route le sont tout autant. Ils vous protègent du danger et préservent votre bonheur. Bien qu’il soit parfois plus exigeant de suivre ces règles que de mener une vie « sans attaches », elles préparent le terrain pour un bonheur stable et durable. Alignez votre vie sur elles, et vous serez plus heureux. »
Leçon n° 5 : Vous n’êtes pas l’exception à la règle
« Il existe des principes et des lois universels qui ne changent jamais. Dieu lui-même respecte ces lois. Cela signifie que vous ne pouvez pas briser les lois éternelles ; vous ne pouvez que vous briser vous-même contre elles en refusant de les suivre. Ne pensez pas que vous êtes l’exception, car ce n’est pas le cas.
Vous êtes totalement libre de choisir vos actions, mais vous n’aurez jamais le pouvoir de choisir les conséquences qui en découlent. Par exemple, vous ne trouverez jamais un bonheur durable à travers la gratification instantanée. C’est comme essayer de faire du vélo sans aucune roue : vous pouvez essayer, mais vous n’irez pas bien loin.
Quelles sont ces lois ? Étudiez et vivez l’Évangile rétabli de Jésus-Christ, et vous le découvrirez par vous-même.
« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » — Proverbes 3:5-6 »
Leçon n° 6 : Ce sont les petites décisions quotidiennes qui tracent notre destin
« Lorsque mes fondations spirituelles ont commencé à s’effriter, j’ai eu du mal à voir la lumière quitter ma vie. Avec le recul, la progression saute aux yeux. Comme pour tout, la prévention est essentielle.
Sur le plan spirituel, notre monde comporte une grande part de ténèbres. Si vous ne travaillez pas activement à vous en protéger, l’obscurité s’infiltrera doucement. Le meilleur bouclier consiste à vivre pleinement l’Évangile rétabli de Jésus-Christ : respectez les commandements, tournez-vous vers les autres, aimez et servez votre prochain. Restez assidus dans la prière quotidienne et l’étude des Écritures. Allez régulièrement à l’église et au temple pour garder votre force et votre clarté spirituelle. Surveillez constamment votre orgueil. N’oubliez pas que ce qui se ressemble s’assemble. Travaillez activement à faire entrer la lumière dans votre quotidien.
« Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir […] Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel. » — Josué 24:15 »
Leçon n° 7 : Vous pouvez vous libérer de la culpabilité et effacer vos erreurs passées
« Vous possédez le pouvoir de changer et de vous repentir sincèrement (réparer ce qui a été brisé et devenir meilleur) grâce au pouvoir de l’Expiation. Grâce à Lui, notre Sauveur, et à sa grâce divine, tout devient possible ! J’ai personnellement ressenti le pouvoir sanctifiant de l’Expiation, et vous le pouvez aussi. Sa force peut guérir toutes les blessures et vous aider à atteindre votre potentiel infini.
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » — Jean 3:16 »
Leçon n° 8 : Surprise ! Les personnes qui vont à l’Église ne sont pas encore parfaites
« Si vous décidez de donner une chance réelle à l’Évangile rétabli (avec un cœur et un esprit ouverts), vous finirez par mettre les pieds à l’Église. Avant d’y aller, sachez que vous y trouverez des gens imparfaits, exactement comme vous et moi. Pourtant, certains rejettent la foi pour cette unique raison.
Tout comme vous, j’ai croisé des personnes qui m’ont dit des choses blessantes à l’Église. Et tout comme vous, je connais des croyants qui manquent d’honnêteté dans leur vie privée ou professionnelle. Cependant, j’ai compris que l’Église n’est pas un club fermé pour les personnes justes ou celles qui prétendent l’être. C’est en réalité un hôpital pour les malades. Si vous permettez au comportement d’une personne de vous détacher de l’Évangile de Jésus-Christ, vous passez totalement à côté de l’essentiel.
Je me suis rendu compte que ce sont ces personnes imparfaites qui ont le plus besoin de l’Évangile. C’est donc une excellente chose qu’elles soient là, et on peut espérer que les enseignements toucheront leur cœur avec le temps. Au lieu de me focaliser sur mon nombril, j’ai appris que je devais me tourner vers l’extérieur et servir ces personnes. Je dois les aimer, leur tendre la main et les soutenir. Qu’est-ce qui se passe dans leur vie pour qu’elles agissent ainsi ? Elles ont tout autant besoin que les autres de l’amour et de la guérison que l’Évangile apporte. »
Leçon n° 9 : « C’est la marque d’un esprit cultivé qu’être capable de nourrir une pensée sans l’accepter pour autant. » — Aristote
« Il est humain de juger les personnes que l’on ne comprend pas. Nous l’avons tous fait. Mais nous devons impérativement apprendre à pratiquer l’écoute empathique. Prenons le temps de comprendre pleinement le point de vue de l’autre avant de formuler un jugement ou un doute.
Par exemple, est-ce que les membres de l’Église cherchent à protéger leurs enfants des influences négatives du monde ? Est-ce qu’ils essaient de leur transmettre des bases solides fondées sur des principes universels avant de les laisser voler de leurs propres ailes ? OUI ! Mais n’est-ce pas le rôle de tout bon parent ? Malheureusement, on qualifie souvent les croyants de naïfs ou d’esprits fermés pour cette raison.
Pourtant, d’après mon expérience, c’est exactement l’inverse. L’ironie veut que la plupart des gens que j’ai rencontrés connaissent beaucoup moins ma foi et mon mode de vie que je ne connais les leurs. Les membres de l’Église ne sont pas naïfs (un pourcentage immense d’entre eux a servi des missions dans des pays ou des cultures étrangères, discutant chaque jour avec des personnes de croyances diverses). En réalité, ils ont vu ce que le monde a à offrir. Ils ont fait le choix calculé, logique et documenté que ce que l’Évangile rétabli propose est infiniment supérieur et apporte le bonheur le plus durable. »
Leçon n° 10 : On récolte exactement ce que l’on sème
« C’est une vérité universelle. Rester assis à attendre ne permet jamais d’arriver à une conclusion solide ni de voir tout le potentiel d’une situation. Vous devez vous engager, sauter à pieds joints avant de pouvoir juger. À l’école, vous pouvez vous contenter de faire acte de présence en cours sans jamais rien en retirer. Tout dépend de votre attitude. Si vous abordez une situation avec un état d’esprit négatif, vous en sortirez avec l’impression d’avoir perdu votre temps. Une attitude positive et un esprit ouvert produiront l’effet inverse.
Il en va de même pour l’Évangile et l’Église. Je connais beaucoup de personnes qui y sont allées dans leur jeunesse, ou qui y vont encore. Mais leur attitude était ou reste négative. Elles se contentent de suivre le mouvement, de rester spectatrices, sans jamais s’engager profondément. Sans surprise, ces personnes ne voient que très peu de valeur dans l’Évangile et ne manquent jamais de critiques. Cela me fend le cœur, car elles finissent par tout abandonner (souvent très jeunes) sans avoir réellement donné une chance à leur foi. En agissant ainsi, elles partent sans comprendre ce qu’elles laissent derrière elles.
J’ai perdu le compte des discussions avec des personnes affirmant avoir eu une mauvaise expérience avec l’Église, alors qu’elles ne l’ont jamais vraiment vécue ni expérimentée de l’intérieur. Sans surprise, elles en ont retiré exactement ce qu’elles y avaient investi. »
Leçon n° 11 : Le Livre de Mormon vous aidera à aller au Christ
« Pour rebondir sur la leçon précédente, absolument toutes les personnes que j’ai croisées et qui disaient du mal du Livre de Mormon ne l’avaient jamais lu en entier avec un cœur et un esprit ouverts. La plupart n’en avaient même pas lu une seule ligne. “Eh bien, non, je ne l’ai pas lu personnellement, mais un tel m’a dit que…” Comment peut-on juger le contenu d’un livre sans le lire ? Si vous voulez avoir un avis éclairé, ouvrez-le et lisez-le de la première à la dernière page.
Je peux vous l’affirmer avec certitude : le Livre de Mormon possède une force extraordinaire et unique que j’ai du mal à décrire, mais qui est indéniable. Vous ne me croyez pas ? Pourquoi ne pas vérifier par vous-même ? Qu’avez-vous à perdre ?
Que vous partagiez une autre foi chrétienne et sachiez déjà que le Christ est votre Sauveur, ou que vous soyez dans le flou total, ce livre vous aidera à venir au Christ « et à devenir parfait en lui ». Si je devais choisir deux versets qui résument tout son message, ce seraient ceux-ci :
« Et nous parlons du Christ, nous nous réjouissons dans le Christ, nous prêchons le Christ, nous prophétisons concernant le Christ, et nous écrivons selon nos prophéties, afin que nos enfants sachent vers quelle source ils peuvent se tourner pour obtenir la rémission de leurs péchés. » — 2 Néphi 25:26
« Oui, venez au Christ, et soyez rendus parfaits en lui, et refusez-vous toute impiété » — Moroni 10:32
Soyons honnêtes : vous trouvez bien le temps de lire d’autres livres. Vous pouvez trouver le temps de lire celui-ci, il ne fait qu’environ 600 pages. C’est un autre témoignage de Jésus-Christ, qui accompagne la Bible. Ils fonctionnent main dans la main, comme le prophétisait Ézéchiel :
« Prends une pièce de bois, et écris dessus : Pour Juda […] Prends une autre pièce de bois, et écris dessus : Pour Joseph, bois d’Éphraïm […] Rapproche-les l’une de l’autre pour en former une seule pièce, en sorte qu’elles soient unies dans ta main. » — Ézéchiel 37:16-17 »
Leçon n° 12 : La « bizarrerie » est une notion relative, on trouve souvent étrange ce que l’on ne comprend pas
« C’est tellement vrai. Tout ce qui s’éloigne de mes habitudes me paraît « bizarre » au premier abord. Pourtant, j’ai appris à apprécier la beauté des cultures et des traditions différentes des miennes.
Il ne serait pas étonnant que vous ayez entendu des choses folles ou étranges sur les membres de l’Église, en particulier sur nos temples. Est-ce que nous y accomplissons des cérémonies religieuses qui peuvent sembler surprenantes pour un œil extérieur ? Bien sûr. Mais quelle religion ou culture ne le fait pas ? Une cérémonie hindoue, catholique ou autre peut différer de mes repères, mais je peux tout à fait en respecter la beauté, la spiritualité et le symbolisme.
Croyez-en l’expérience de quelqu’un qui fréquente régulièrement les temples depuis près de 20 ans (sans compter ma petite pause). Si j’y vais, c’est que ça ne doit pas être si bizarre que ça, non ?! Plus sérieusement, lorsque je me trouve à l’intérieur de ces temples dédiés à Dieu, je me sens plus proche de Lui. Cela m’inspire à devenir un meilleur chrétien, un meilleur citoyen, un meilleur collègue, un meilleur époux, frère et fils. Peu importe ce que l’on en dit, je sais par expérience que ces temples sont une force positive qui apporte de la lumière dans ma vie et dans ce monde. »
Leçon n° 13 : Les membres de l’Église ne se croient pas supérieurs aux autres
« Si nous cherchons à partager l’Évangile rétabli autour de nous, ce n’est pas par complexe de supériorité ou parce que nous pensons valoir mieux que les autres. Nous le faisons parce que, comme je l’expliquais à la leçon n° 9, nous avons goûté à ce que le monde propose et nous avons découvert que vivre l’Évangile apporte la joie la plus pure et la plus durable qui soit, ici-bas et dans la vie à venir. Qui n’aurait pas envie de partager une telle découverte ?
Cela ne signifie pas que nous avons le monopole du bien et de la gentillesse. Il existe des personnes formidables et rayonnantes dans absolument toutes les religions et cultures ! Notre ancien président, Gordon B. Hinckley, avait l’habitude de dire :
« Nous disons aux gens, en substance : apportez avec vous tout le bien que vous possédez, et voyons si nous pouvons y ajouter quelque chose. »
C’est d’ailleurs ce qu’énonce notre 13e article de foi :
« Nous croyons que nous devons être honnêtes, fidèles, chastes, bienveillants et vertueux, et que nous devons faire du bien à tous les hommes ; en fait, nous pouvons dire que nous suivons l’exhortation de Paul : nous croyons tout, nous espérons tout, nous avons supporté beaucoup et nous espérons être capables de supporter tout. Nous recherchons tout ce qui est vertueux ou aimable, tout ce qui mérite l’approbation ou est digne de louange. »
L’Église prend la personne que vous êtes, avec ses forces et ses faiblesses, et l’aide à devenir meilleure. Je suis personnellement une personne plus aimante et plus proche du Christ aujourd’hui grâce à l’Église. Elle m’a poussé et continue de me pousser à progresser. Est-ce difficile par moments ? Absolument. Mais cela en vaut tellement la peine ! Certes, rejoindre l’Église demande d’abandonner certaines habitudes, mais cela fait partie du processus de progression (voir la leçon n° 4). »
Leçon n° 14 : Travailler dans la vigne du Seigneur est une expérience extraordinaire
« J’entends souvent dire que détenir des responsabilités ou servir bénévolement dans l’Église ne vaut pas le coup, que cela prend trop de temps et d’énergie au détriment de nos loisirs. Beaucoup pensent qu’aller faire du bateau le dimanche est bien plus amusant que d’aller à l’Église ou de participer à un projet d’entraide. J’avoue avoir pensé ainsi à une époque. Mais je me trompais.
Dans le Nouveau Testament (Matthieu 20), le Christ raconte la parabole des ouvriers de la vigne. Pour faire simple, des ouvriers sont engagés à différentes heures de la journée, et certains arrivent même juste avant la fermeture. Pourtant, au moment de la paye, le maître donne la même somme à tout le monde, peu importe l’heure de départ.
Il m’a fallu du temps pour bien saisir le sens de cette histoire. Je trouvais injuste de travailler dur dans la vigne pendant que d’autres s’amusaient, surtout si la récompense finale était identique. Mais un détail m’échappait : il y a EN FAIT deux récompenses distinctes. Oui, il y a le salaire final à la fin du voyage. Mais il y a aussi la joie immédiate de travailler dans la vigne. Le travail en lui-même est une immense récompense !
Je réalise aujourd’hui que la vie est tellement plus belle et épanouissante lorsque l’on œuvre dans la vigne du Seigneur. Le bonheur qui découle du service et du sacrifice pour son prochain dépasse de loin les plaisirs éphémères extérieurs. Travailler dans la vigne apporte un bonheur ancré, là où le reste n’offre qu’une joie passagère. Ceux qui arrivent tard réaliseront avec regret tout le temps qu’ils ont perdu. Ils comprendront que ce sont eux qui passaient à côté de l’essentiel. Ceux qui refusent d’entrer ne comprendront malheureusement jamais la plénitude du bonheur qui leur était accessible.
« Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » — Matthieu 16:25 »
Leçon n° 15 : Écoutez les conseils avisés et apprenez des autres
« Avec le recul, je vois clairement que mon orgueil a été la cause principale de mon dérapage spirituel. Peu importent les fautes qui s’ensuivent : elles découlent toutes de là. Prenez garde à l’orgueil. Ne balayez pas les conseils des personnes d’expérience que vous respectez et qui sont plus sages que vous. Apprenez des erreurs d’autrui pour vous éviter les mêmes souffrances. Les Écritures regorgent d’exemples de personnes qui sont passées par là. Inspirez-vous d’elles. Tout ce qui m’a causé une profonde détresse mentale, émotionnelle et spirituelle dans ma vie correspond à des pièges contre lesquels les dirigeants de l’Église et les prophètes m’avaient mis en garde. Mais, trop fier, je pensais être l’exception et trouvais leurs conseils stupides.
N’oubliez pas qu’il est tout à fait sain de se poser des questions sincères. Cependant, nous oublions trop souvent de faire preuve d’humilité et d’aligner notre volonté sur celle de Dieu. Si la réponse reçue ne correspond pas à nos attentes, nous avons tendance à nous dire : “Alors, c’est que ça ne peut pas être vrai.” Je sais par expérience que ce raisonnement est destructeur.
Les prophètes et apôtres sont les serviteurs de Dieu. Reçoivent-ils parfois des inspirations qui dépassent notre compréhension ? Oui. Se trompent-ils parfois ? Oui aussi. Tous les prophètes ont fait des erreurs : lisez l’histoire d’Abraham, de Noé, de Moïse, de Jonas ou de Pierre. Tous ont eu leurs faiblesses, mais cela n’a jamais diminué leur rôle crucial ni leur appel prophétique. Restez alignés sur les prophètes, faites confiance à leurs conseils. C’est l’Église du Christ, et celle de personne d’autre. Les opinions populaires du moment ne feront jamais plier sa doctrine.
« Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes. » — Amos 3:7 »
Leçon n° 16 : Ne laissez pas ce que vous ignorez vous empêcher de suivre ce que vous savez déjà
« Trouvez-moi une personne qui possède la réponse à chaque question de la vie. Elle n’existe pas. Pourquoi ? Parce que PERSONNE ne sait tout. Pas même ce brillant professeur d’université ou cet auteur à succès. Ils ne savent pas. Je ne sais pas. Nous ne savons pas. Personne ne sait, et c’est tout à fait normal.
J’ai compris que certaines questions resteraient sans réponse dans cette vie, et c’est exactement ce que Dieu a prévu. Je suis convaincu que même le prophète actuel ne possède pas toutes les réponses immédiates. En sait-il plus que nous ? Oui, bien sûr. Mais il doit apprendre et progresser comme chacun d’entre nous.
Essayez d’imaginer l’immensité de l’univers : notre cerveau humain est bien trop limité pour en saisir toute la portée. Je crois sincèrement que Dieu retient certaines connaissances (pour nous les révéler plus tard) parce que nous ne sommes tout simplement pas prêts à les recevoir. Le lait avant la viande, comme on dit.
Ne permettez pas au fait de ne pas tout comprendre de vous bloquer ou de vous empêcher d’agir selon les vérités que vous avez déjà ressenties. La vie exige de la foi. Chaque être humain sur cette Terre avance par la foi, un point c’est tout. Ce qui nous amène à la dernière leçon. »
Leçon n° 17 : Écoutez votre conscience
« Cette petite voix intérieure que nous choisissons trop souvent d’ignorer, celle qui nous souffle : “Tu devrais appeler cette personne aujourd’hui pour prendre de ses nouvelles”, “Tu devrais t’arrêter pour aider ce conducteur sur le bas-côté”, “Tu devrais t’excuser pour ce que tu as dit”, “Tu devrais éviter ce film, il est un peu déplacé” ou encore “Tu devrais lire ce livre”… Cette voix, c’est l’Esprit de Dieu, la lumière du Christ qui vous parle.
Ayez la FOI d’agir selon ces inspirations lorsqu’elles se manifestent. Plus vous les écouterez et les suivrez, plus elles deviendront fréquentes, claires, et plus vous serez heureux.
« Et par le pouvoir du Saint-Esprit, vous pouvez connaître la vérité de toutes choses. » — Moroni 10:5 »
Leçon n° 18 : Je veux partager mon bonheur avec les autres
« De mes 32 années vécues sur cette Terre, j’ai remarqué que je suis infiniment plus heureux et que ma vie est bien plus lumineuse lorsque je vis pleinement l’Évangile rétabli de Jésus-Christ. Cela me donne un désir profond de servir mon prochain et de partager ma joie. C’est dans cet esprit que je souhaite à tout le monde de ressentir ce même bonheur. C’est tout naturel, n’est-ce pas ?
Si vous traversez actuellement des doutes concernant votre témoignage, si vous avez quitté l’Église mais qu’une petite voix intérieure vous pousse à creuser le sujet, ou si vous êtes simplement curieux d’en apprendre plus sur les principes qui mènent à un bonheur éternel, sachez-le : si cette voix vous parle en ce moment même, écoutez-la et contactez-moi. Je serais ravi d’échanger avec vous et de vous accompagner sur votre chemin spirituel. »
Voici la vidéo complète en anglais :

3 réponses
c’est avec les larmes de joie que je vous écris.
Votre témoignage et enseignement m’ont vraiment fait du bien après avoir finir de lire.
Et c’est comme si mes souffrances sont finis.je cherchais à retrouver la foi que j’avais perdu.en fait je ne croyais plus à la bible et à Dieu et celà est arrivé lorsque je me suis mis à faire des recherches sur la naissance et sur la véracité de la bible et j’ai lu les écrits des historiens qui prétendent que les paroles bibliques ne sont pas avérées vu que ce sont des hommes qui ont écrit.et c’est là que je me suis egaré mais je forçais pour accepter la vérité de la bible mais le doute était tellement que je n’y arrivais plus.
Pour celà je me sentais plus et mes prières ne montaient plus je me sentais très mal, j’étais tjrs triste et je ne savais plus quoi faire.j’ai fais des jeûnes , des offrandes,…pour que le seigneur Jésus-Christ puisse me pardonner et de retrouver la foi mais je ne ressentais toujours rien mm l’Esprit Saint.
Mais votre histoire m’a vraiment fait du bien. Et j’aimerais bien communiqué encore plus avec vous.
[email protected]
Bonjour Alfred !
Merci pour votre commentaire qui nous va droit au coeur. Surtout gardez la Foi !
N’hésitez pas à nous joindre via les réseaux sociaux (Facebook et Instagram : Foi en Christ) ou à nous laisser vos coordonnées ici, nous serons ravis de parler du Christ avec vous.
L’équipe de Foi en Christ
C’est tres edifiant. je vous remercie pour ce profond article. Ca va beaucoup m’aider.