Imaginez un instant que vous soyez le premier témoin d’une aventure qui va transformer la vie de milliers de personnes. C’est exactement l’histoire incroyable de Junior Banza. En 1986, à seulement 14 ans, ce jeune garçon courageux devient le tout premier membre baptisé de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours en République démocratique du Congo.
Six mois plus tard, sa future épouse, Annie, le rejoint à son tour dans cette belle aventure de foi. Aujourd’hui, en juillet 2026, ils reviennent sur leur terre natale en tant que dirigeants de mission. Ce retour ressemble à un pèlerinage sacré sur les traces de leurs familles.
La dernière porte du sixième étage à Genève
À l’époque, les parents de Junior étaient des piliers extrêmement engagés et actifs dans leur église protestante d’origine. Le père de Junior était si brillant et dévoué que son église décide de lui offrir une bourse universitaire prestigieuse pour aller étudier en Europe. C’est ainsi que la famille Banza s’installe à Genève.
Mais la curiosité spirituelle du père de Junior ne s’arrête pas là. Un jour, un ami étudiant lui raconte qu’il a croisé des missionnaires pendant ses vacances en Espagne. Curieux, le père de Junior commence à prêter attention à son environnement. Il remarque alors que son bus quotidien passe tous les jours devant un bâtiment affichant le nom de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
Pendant ce temps, deux jeunes missionnaires en service à Genève ressentent une inspiration spirituelle très forte. Ils se sentent poussés à visiter un immeuble bien précis. Sans se décourager, ils grimpent les escaliers et montent les étages un à un.
Arrivés tout en haut, au sixième étage, devant la toute dernière porte du couloir, ils frappent.
Le père de Junior ouvre la porte. Il est totalement ébahi de voir ces jeunes missionnaires dont il entendait parler depuis des jours. En moins de deux mois, touchés par le message, ses parents décident de recevoir le baptême.
Malheureusement, ce choix courageux a un prix terrible : dès que son ancienne église apprend sa conversion, elle annule immédiatement sa bourse d’études. Du jour au lendemain, la famille se retrouve sans aucune ressource pour vivre ou étudier en Suisse. Le père essaye de terminer ses études tant bien que mal, trouvant les ressources nécessaires par eux-mêmes. C’est en 1981 que la famille plie bagage et retourne à Kinshasa.
À cette époque, l’Église n’existe pas encore là-bas, mais ils emportent leur foi naissante dans leurs valises.
Le miracle juridique des trois signatures
Une fois de retour à Kinshasa, la famille Banza se retrouve totalement isolée spirituellement. Pour rompre cette solitude, ils se mettent activement à la recherche d’autres croyants dans la capitale. Leurs efforts, qui ont duré 4 ans, paient enfin lorsqu’ils découvrent des réunions amicales organisées par des expatriés américains de l’ambassade.
C’est lors de ces rassemblements chaleureux qu’ils font une rencontre capitale. Ils font la connaissance de Nkitabungi Mbuyi, un Congolais récemment rentré au pays après avoir reçu le baptême en Belgique. Heureux de se trouver, ces quelques croyants décident d’unir leurs forces. Ensemble, ils écrivent directement au siège mondial de l’Église. Ils réclament alors avec ferveur l’envoi de missionnaires et une reconnaissance officielle pour leur pays.
Cependant, le chemin vers la liberté religieuse s’avère semé d’embûches dans le Zaïre de l’époque (l’ancien nom de la RDC). En effet, le gouvernement impose certaines conditions pour autoriser l’établissement d’une nouvelle foi. Pour obtenir le décret d’autorisation signé par le président de la République, la loi exige un document juridique très précis. Ce document officiel doit impérativement porter la signature d’au moins trois citoyens locaux légalement membres.
Ils réalisent qu’ils sont miraculeusement trois adultes congolais baptisés sur tout le territoire national. Il y a le père de Junior, sa mère, et le frère Mbuyi. Pas un de plus, pas un de moins !
Ce précieux décret est signé le 12 avril 1986. Cet acte historique marque enfin le début officiel de l’Église au Congo.
Une piscine publique
Peu après la signature du décret, le couple de missionnaires seniors, Elder et Sister Hutchings, arrive enfin à Kinshasa pour instruire officiellement la famille. Le dimanche 1er juin 1986 reste gravé à jamais dans les mémoires. Ce jour-là, Junior vit son grand moment en entrant dans les eaux d’une piscine publique de la ville pour son baptême. Son petit frère, impatient, le suit à peine cinq minutes plus tard.

Sans perdre un instant, les deux garçons encore trempés courent jusqu’à la maison du frère Mbuyi. C’est là, sous un simple abri pour voitures qui sert de chapelle de fortune, que la petite communauté se réunit pour célébrer leur confirmation.
C’est dans cette ambiance de pionniers, pleine de ferveur et de simplicité, que Junior grandit aux côtés d’Annie. La famille de celle-ci découvre l’Évangile dès janvier 1987, touchée par une personne que le père de Junior avait lui-même invitée. Les deux adolescents partagent les mêmes réunions de district, les activités de jeunesse et voient l’Église grandir sous leurs yeux.
Des lettres de mission et un coup de foudre inattendu
Devenu jeune homme, Junior s’envole pour servir sa mission en Afrique du Sud. À son retour, c’est au tour d’Annie de s’engager. Elle devient l’une des toutes premières sœurs missionnaires locales de RDC. Annie prêchait dans les rues animées de Kinshasa au sein d’un trio de sœurs.
Pendant leurs missions respectives, les deux amis gardent le contact en s’écrivant régulièrement. Pourtant, la situation est digne d’un roman. À ce moment-là, Junior fréquente la meilleure amie d’Annie. Tandis qu’Annie est en couple avec le meilleur ami de Junior !
Mais la distance et le temps font leur œuvre.
Au fil des lettres, Annie finit par lui confier que son histoire d’amour s’est terminée. De son côté, Junior est également redevenu célibataire. Un soir, en relisant attentivement un courrier d’Annie, Junior a une véritable révélation spirituelle. Les écailles lui tombent des yeux : l’élue de sa vie a toujours été là, juste devant lui. Sans perdre une seconde, il prend sa plus belle plume et lui jette sa proposition la plus audacieuse : « Et si on se mariait, toi et moi ? »
Junior doit alors endurer dix jours d’une attente absolument interminable, guettant le facteur à chaque instant. Quand la réponse arrive enfin, la joie est immense : elle dit oui ! Les deux amoureux ne perdent pas de temps. Leur mariage est célébré seulement trois mois après le retour de mission d’Annie, scellant une union préparée depuis l’enfance.
Le retour des pionniers à leur terre natale

Après leur mariage, le couple s’installe ainsi aux États-Unis, où ils construisent un foyer chaleureux. Ils élèvent leurs trois enfants pendant vingt-six belles années. Pourtant, malgré cette vie confortable et bien établie, leur cœur n’a jamais vraiment quitté l’Afrique. Alors, lorsque l’appel tombe en 2026 pour diriger la mission de Kinshasa Nord, leur réponse est immédiate et évidente. Ils acceptent cette belle responsabilité sans la moindre hésitation.
Revenir sur leur terre natale, retrouver leurs vieux amis d’enfance et se mettre au service de leur peuple. C’est pour eux une source de joie absolument indescriptible.
Une place au premier rang pour contempler le miracle
À leur arrivée, le choc visuel et spirituel est total.
En 1986, le pays ne comptait que trois petits membres courageux pour signer un registre. Aujourd’hui, la République démocratique du Congo est devenue un véritable phare spirituel avec plus de 160 000 fidèles passionnés. Le pays compte désormais sept missions dynamiques, un grand Centre de formation des missionnaires (MTC) moderne, un magnifique temple en activité à Kinshasa et trois autres grands projets de temple déjà en route.
Naturellement, une croissance aussi fulgurante s’accompagne de défis organisationnels gigantesques sur le terrain. Dans de nombreuses paroisses, on assiste à un phénomène unique.
- De nombreux jeunes découvrent l’Évangile et se font baptiser à 19 ou 20 ans.
- Ils partent immédiatement servir une mission de deux ans.
- Dès leur retour chez eux, ils sont appelés comme évêques ou présidents de branche.
Ils doivent alors guider des familles entières tout en apprenant sur le tas, sans pouvoir s’appuyer sur l’expérience de générations de dirigeants plus anciens.
Pourtant, malgré ce manque de recul, leur dévouement est d’une pureté absolue et force le respect de tous.
En observant chaque jour cette jeunesse congolaise pleine de foi, d’énergie et d’amour pour le Seigneur, le président Junior Banza ne peut contenir son émotion. Pour ce pionnier de la première heure, voir la relève être assurée par de tels visages est le plus bouleversant des cadeaux.
C’est alors que, les larmes aux yeux et la voix serrée par la gratitude, il confie cette magnifique pensée :
« Le Seigneur m’a tout simplement offert une place au premier rang pour assister à Son plus grand miracle. »
Alors, connaissiez-vous l’histoire magnifique de la République Démocratique du Congo et de président Junior Banza ?

Source : thechurchnews.com
