L’autre jour, lors d’une conversation avec des amis, j’ai entendu une remarque qui m’a vraiment fait réfléchir. On parlait avec légèreté des rumeurs de triche et du business de la Coupe du monde. Et puis là un ami m’affirme avec certitude que la Coupe du Monde était décidée d’avance.
Choc !
Moi j’y connais rien au foot, donc voilà. J’en avais entendu parler mais le savoir avec certitude. J’étais pas tranquille.
Puis j’ai continué à réfléchir. Et, personnellement, au-delà du simple domaine sportif, cette phrase a résonné en moi de manière beaucoup plus large. En effet, je ne pense pas être la seule, on ressent parfois ce sentiment d’impuissance face à la société. Par exemple, à chaque fois que j’entends les politiciens s’exprimer, je suis tout de suite très sceptique. Je n’arrive plus à croire leurs discours, car tout semble orchestré des années à l’avance.
Mais donc, une question se pose : comment vivre sereinement dans un monde où chaque destinée semble déjà écrite par les hommes ? Comment garder notre joie quand les dés paraissent pipés d’avance ?
Le juste milieu : faire confiance mais garder les yeux ouverts
En tant que membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, je cherche souvent des réponses à ce genre de dilemme dans mes croyances. Et j’ai repensé tout de suite au 12ème Article de Foi qui dit :
« Nous croyons que nous devons nous soumettre aux rois, aux présidents, aux gouverneurs et aux magistrats, et que nous devons respecter, honorer et défendre la loi. »
C’est bien beau sur le papier, mais comment faire quand on doit faire face aux idées des politiciens ?
En fait, je pense que cette soumission, ce n’est pas de la naïveté.
Récemment, j’ai vu passer une vidéo qui m’a beaucoup marquée sur les réseaux sociaux. C’était le témoignage d’un père de famille. Il racontait tout ce qu’il mettait en place au quotidien pour protéger ses filles des prédateurs. Il les amène partout, reste à leurs activités, ne les lâche pas des yeux. En gros, il disait : « Je veux que les gens sachent que je suis là. »
La section de commentaires était polarisée. D’un côté ceux qui disaient que les enfants devaient réussir à avoir leur liberté et que ces comportements du père étaient trop protecteurs. De l’autre, des victimes et des personnes qui disaient que c’était un vrai père ou le père qu’elles auraient aimé avoir.
Puis j’ai lu un commentaire qui m’a tout chamboulé. Une dame a commenté : « Je fais confiance, mais je ne fais pas confiance aveuglément. »
Franchement, cette phrase a été un déclic pour moi. Elle résume parfaitement ce que je ressens. Oui, je respecte les lois et j’essaie d’être une bonne citoyenne, mais je garde les yeux grands ouverts. On peut honorer la loi sans croire aveuglément les hommes au pouvoir.
Notre vrai pouvoir : faire du bien à notre échelle
Alors oui, face à ce grand système où tout semble joué d’avance par les « riches » et les « puissants », on peut vite se sentir minuscule. Personnellement, je sais bien que je ne vais pas changer le destin de millions d’enfants dans le monde. Déjà, beaucoup d’entre nous manquons de moyens. On n’est pas formés pour voir les détails qui sautent aux yeux à des professionnels. On a pas les connaissances.
Et puis, soyons honnêtes : on manque de temps !
On doit travailler pour survivre et pour donner un minimum de confort à notre propre famille. Trop de fois, ça nous empêche de pouvoir nous rendre utiles pour les personnes qui ne sont pas dans notre sphère d’influence directe.
Mais vous savez quoi ?
On a un pouvoir immense à notre échelle : on peut protéger nos enfants, nos amis, notre famille. Ma mission à moi, c’est de leur offrir une bonne vie, loin de tout ce cynisme.
Un idéal de vie : les vraies bonnes valeurs
Tout ce processus mental, je l’ai aussi eu en pensant à l’Église.
Je sais bien qu’elle n’est pas parfaite, mais je sais aussi qu’elle fait de très bonnes choses. Être un bon membre et appliquer au quotidien les valeurs que le Christ nous a enseignées (sans tomber dans le fanatisme religieux), ça aide à devenir une bonne personne. Et c’est comme ça qu’on change le monde, un petit pas après l’autre.
D’ailleurs, notre treizième Article de Foi propose un guide incroyable pour devenir ces bonnes personnes.
« Nous croyons que nous devons être honnêtes, fidèles, chastes, bienveillants et vertueux, et que nous devons faire du bien à tous les hommes ; en fait, nous pouvons dire que nous suivons l’exhortation de Paul : nous croyons tout, nous espérons tout, nous avons supporté beaucoup et nous espérons être capables de supporter tout. Nous recherchons tout ce qui est vertueux ou aimable, tout ce qui mérite l’approbation ou est digne de louange. »
C’est peut-être un peu utopique de ma part mais… Si tout le monde y mettait du sien, on enverrait direct le monde aux cieux.
Regardez un peu ce que ça donnerait si on décortiquait ces valeurs.
L’honnêteté
L’honnêteté, c’est le choix d’être vrai dans ses paroles et ses actions. C’est refuser fermement de tromper les autres.
Si on l’appliquait, ça éliminerait d’un coup le mensonge et la manipulation. On pourrait enfin avoir des relations transparentes et saines, sans jamais avoir peur d’être trompé.
La fidélité
La fidélité, c’est le fait de tenir ses promesses et de rester loyal. C’est un engagement sincère envers ses proches (et envers tout le monde, en fait).
En la vivant au quotidien, cela apporte une vraie sécurité émotionnelle. C’est donc la base indispensable pour construire des foyers stables et des amitiés solides.
La chasteté
La chasteté, c’est la pureté morale et intime. C’est le respect profond de son propre corps et de celui d’autrui.
C’est une valeur très importante pour moi. En effet, si tout le monde respectait cette pureté, cela réduirait à 100% les abus sexuels dans le monde. Rien que pour ça, ça vaut le coup d’essayer.
La bienveillance
La bienveillance, c’est cette volonté sincère de vouloir le bien des autres. C’est faire preuve d’une gentillesse totalement gratuite.
Par conséquent, cette valeur nous pousse à agir avec amour et empathie. C’est vraiment le meilleur remède pour guérir les cœurs brisés par l’égoïsme de notre société.
La vertu
La vertu, c’est l’habitude de faire le bien et d’adopter une conduite droite. C’est une force morale très puissante.
Du coup, elle nous aide à nourrir des pensées pures et positives. En cherchant ce qui est digne de louange, on s’éloigne naturellement des influences toxiques.
Viens, on reprend le contrôle de notre vie
Alors tant pis si le business de la Coupe du monde est truqué, et tant pis si les politiciens décident des mouvements de la société des années à l’avance. Les hommes riches et puissants peuvent bien essayer de tout contrôler, ils n’auront jamais aucun pouvoir sur notre intégrité, ni sur l’amour qu’on donne chez nous.
Chaque jour, on a le choix : soit on subit la peur de ce monde, soit on nourrit notre foi. En décidant de faire le bien à notre échelle, on reprend le contrôle de notre vie. Le grand jeu de la société est peut-être pipé d’avance, mais la victoire de notre cœur, elle, nous appartient totalement.
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Article écrit par Giada de plusdefoi.org
