Dans l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, nous sommes tous appelés à être des missionnaires au quotidien. Mais il y a aussi des jeunes (et des moins jeunes) qui choisissent de consacrer une période de leur vie à une mission à plein temps. Quand on pense à la mission à plein temps, on imagine souvent deux jeunes gens à vélo, portant une chemise blanche et un badge noir. Pourtant, le Seigneur offre aujourd’hui des possibilités variées pour permettre à chacun de servir selon ses capacités.

Pour mieux honorer chaque forme d’engagement, l’Église a d’ailleurs clarifié son vocabulaire officiel. On ne parle plus de mission de prosélytisme d’un côté et de mission de service de l’autre. On distingue désormais la mission dédiée à l’enseignement et la mission dédiée au service. Cette seconde option offre un cadre magnifique pour accomplir une œuvre sacrée au rythme et selon la santé de chacun.

Chaque jeune est unique dans ses forces comme dans ses défis. Par conséquent, Dieu ne demande pas exactement les mêmes sacrifices à tout le monde. La mission dédiée au service permet à des jeunes hommes et jeunes femmes d’offrir leurs talents au Seigneur au cœur de leur propre communauté.

Dans cet article, nous allons aborder ce sujet simplement, sans jargon et avec toute la bienveillance qu’il mérite.

1. Une décision guidée par la Révélation (et non un simple choix)

Beaucoup de membres croient encore qu’un candidat choisit sa mission sur un catalogue ou par préférence personnelle.

En réalité, la porte d’entrée et la démarche initiale restent strictement les mêmes pour tout le monde. Chaque futur missionnaire remplit le même dossier unique en ligne et passe les mêmes entretiens avec son évêque et son président de pieu. Ensuite, ce sont les autorités générales et les professionnels de santé qui évaluent la situation globale du candidat.

La santé physique, mentale et émotionnelle joue un rôle essentiel dans cette recommandation. Si des raisons médicales ou personnelles empêchent un jeune d’accomplir une mission dédiée à l’enseignement, les dirigeants l’orientent alors vers une mission dédiée au service. Comme le rappelle la documentation officielle de l’Église :

« Tous les candidats à la mission sont évalués au moyen du même processus. Les appels à servir une mission dédiée à l’enseignement ou une mission dédiée au service sont attribués par révélation aux apôtres. »

Ce n’est en aucun cas un choix par défaut ou une option secondaire. C’est une affectation sacrée reçue par révélation pour répondre aux besoins spécifiques du jeune. Cette démarche apporte une vraie paix d’esprit aux familles. On évite ainsi de placer un jeune dans une situation d’épuisement prématuré.

La documentation officielle de l’Église rappelle ce principe d’une importance capitale :

« Une mission de service est une offrande acceptable au Seigneur quand il n’est pas possible de faire une mission de prosélytisme. Il faut donc éviter de donner à la mission de prosélytisme les appellations inexactes suivantes : “véritable mission”, “mission normale” ou “mission traditionnelle”. Tous les missionnaires représentent le Seigneur et accomplissent son œuvre. »

la mission dédiée au service - 3 elders en projet de service

2. Le quotidien concret d’un missionnaire de service

À quoi ressemble la routine quotidienne de ces jeunes ? Contrairement aux idées reçues, ils ne restent pas chez eux à attendre le temps qui passe. Leur emploi du temps est très structuré, stimulant et adapté à leurs capacités uniques.

En général, ils vivent au sein de leur propre foyer familial. Chaque matin, ils s’engagent dans des activités utiles et variées qui bénissent la communauté. Voici quelques exemples très concrets d’affectations :

  • Le bénévolat dans des associations caritatives locales (banques alimentaires, abris, aide communautaire).
  • Le service pratique dans les installations de l’Église, les Magasins de l’évêque ou les temples.
  • La participation à des projets écologiques ou sociaux régionaux.
  • L’étude quotidienne des Écritures, les réunions de mission et la classe d’institut.

Ces jeunes portent fièrement leur badge officiel pendant toutes leurs heures de service. Ils sont reconnus exactement de la même manière que ceux qui accomplissent une mission dédiée à l’enseignement. À la fin de leur mandat, leur certificat de membre porte la même mention d’honneur.

Des règles adaptées, mais un engagement tout aussi élevé

Vivre chez soi ne veut pas dire faire n’importe quoi. Les missionnaires dédiés au service ont des règles précises. En voici juste quelques unes :

  • Plaque et tenue. Ils portent la tenue officielle et la plaque uniquement pendant leurs heures de service. Ils les enlèvent une fois la journée finie.
  • Technologie. Ils gardent leur téléphone et leurs appareils. Mais ils éliminent les distractions et les contenus inappropriés.
  • Pas de rendez-vous amoureux. Aucune fréquentation romantique (dating) pendant toute la durée de la mission.
  • Ponctualité. En cas d’imprévu ou de problème de santé, ils préviennent immédiatement leurs dirigeants.
  • Santé d’abord. Ils suivent leurs soins, leurs traitements et leurs temps de repos obligatoires.
  • Dignité permanente. Soir et week-end compris, ils respectent les commandements.

3. Une équipe dédiée pour encadrer le jeune (La triple bienveillance)

Les missionnaires dédiés au service ne sont jamais laissés à eux-mêmes ou isolé sdans leur coin. Au contraire, ils bénéficient d’une structure d’encadrement solide pour les aider à grandir sur tous les plans. Cette organisation repose sur une collaboration étroite entre plusieurs dirigeants dévoués :

  1. Le Président de mission. Il détient la responsabilité globale de l’œuvre missionnaire dans la région et veille avec bienveillance sur tous les missionnaires.
  2. Les Dirigeants de la mission dédiée au service. Généralement un couple d’âge mûr appelé pour cette tâche, ils accompagnent le jeune au quotidien, élaborent son emploi du temps sur-mesure et assurent le suivi logistique des projets.
  3. Le Président de pieu. Il conserve les clés ecclésiastiques, réalise les entretiens réguliers et veille sur la santé spirituelle du missionnaire.

Le Manuel général de l’Église précise d’ailleurs la complémentarité de cette organisation :

« Les dirigeants de mission dédiée au service aident le missionnaire à élaborer un programme personnalisé de service. Le président de pieu détient les clés ecclésiastiques pour le soutien spirituel et la relève du missionnaire. »

Il faut aussi souligner le rôle pilier des parents. Ils font pleinement partie de cette aventure en assurant le logement, la nourriture, les transports et un soutien émotionnel constant.

4. Des transferts et une évolution au fil des mois

La mission dédiée au service est un programme vivant, souple et très dynamique. Rien n’est figé dans le marbre durant ces mois d’engagement. Des transferts d’affectation ou des ajustements d’emploi du temps peuvent tout à fait avoir lieu si la situation du jeune évolue !

Si la santé du missionnaire s’améliore, ou si de nouveaux talents se révèlent, son planning s’adapte naturellement. Les dirigeants de service, le président de pieu et le président de mission se concertent régulièrement pour proposer ces évolutions. Ensuite, le département de l’œuvre missionnaire au siège de l’Église valide ces changements positifs.

De plus, cette possibilité offre un soutien précieux pour les jeunes qui doivent rentrer prématurément d’une mission dédiée à l’enseignement pour des raisons de santé ou de blessure. La mission dédiée au service devient alors un relais bienveillant pour leur permettre de terminer leur temps d’engagement.

5. Une vraie préparation pour la vie active

Servir le Seigneur permet aussi de préparer concrètement son avenir professionnel et personnel. Durant sa mission dédiée au service, chaque jeune travaille en étroit partenariat avec un conseiller en développement de l’Église. Ce spécialiste l’aide à identifier ses forces et à développer de nouvelles compétences pratiques.

Grâce à ces projets sur le terrain, les jeunes apprennent le travail d’équipe, la ponctualité, la communication et l’organisation. Ces qualités concrètes enrichissent directement leur curriculum vitae. Beaucoup de ces jeunes trouvent un emploi ou reprennent des études fructueuses immédiatement après leur relève. C’est un véritable tremplin vers la vie adulte !

Cette expérience développe aussi leur confiance personnelle. Ils réalisent qu’ils ont une valeur immense et des talents uniques à offrir à la société.

la mission dédiée au service

Un engagement précieux pour l’Église et la communauté

Le Seigneur ne cherche pas des serviteurs tous moulés dans le même moule. Il cherche des cœurs sincères et des mains volontaires. Si un jeune de votre entourage accomplit une mission dédiée au service, vous pouvez être profondément fier de son choix et de son dévouement. Son offrande est pure, précieuse et parfaitement agréable aux yeux de Dieu.

L’Évangile de Jésus-Christ est un Évangile d’amour, d’inclusion et d’adaptation. En ouvrant nos cœurs à ces différentes formes de service, nous laissons la lumière du Sauveur éclairer nos foyers et nos communautés de façon magnifique.

Connaissez-vous un jeune qui accomplit ou a accompli cette belle œuvre ? N’hésitez pas à lui laisser un message d’encouragement en commentaire !

Pour en savoir plus au sujet de la mission dédiée au service, rdv sur le site de l’Église. 

Peut aussi vous intéresser :