Chaque année, à la fin du mois d’octobre, une certaine fébrilité s’empare de nos quartiers. Les vitrines se remplissent de citrouilles orange, et les enfants trépignent d’impatience. Ils rêvent tous d’enfiler de superbes déguisements et de récolter des friandises. Pourtant, une question revient souvent sur toutes les lèvres des chrétiens : que devons-nous vraiment penser d’Halloween ?
Il est tout à fait normal de chercher à y voir plus clair. Faisons le point ensemble pour aborder cette période avec clarté, sagesse et sérénité.
Qu’est-ce qu’Halloween au juste aujourd’hui ?
De nos jours, Halloween est devenue avant tout une période de festivités joyeuse et conviviale. Dans nos rues, cette journée représente simplement une belle occasion de se retrouver entre amis. On organise des goûters créatifs, et l’on partage de doux moments avec ses voisins.
En effet, beaucoup de familles en profitent pour décorer la maison, cuisiner ensemble des plats amusants ou participer à des rassemblements de quartier. Les enfants adorent imaginer des costumes inspirés de leurs super-héros ou de leurs personnages préférés pour sortir demander des bonbons.
En fin de compte, l’intention de la plupart des familles reste la bienveillance, le partage et l’amusement.
Quelle est la véritable histoire d’Halloween ?
Pour bien comprendre cette célébration, remontons un peu dans le temps.
1Des origines païennes ancrées dans le passage des saisons
À l’origine, Halloween trouve ses racines dans une très ancienne célébration celtique appelée Samhain. Les peuples d’autrefois marquaient ainsi la fin des récoltes. De plus, ils marquaient l’entrée dans la saison sombre de l’hiver. Selon leurs coutumes, cette nuit magique laissait passer les esprits parmi les vivants. Les gens allumaient alors de grands brasiers pour se réchauffer. Ils portaient aussi des masques impressionnants pour éloigner les spectres et se protéger en communauté.
2. Une histoire religieuse devenue une fête populaire
Au VIIIe siècle, l’histoire a pris un tournant très intéressant. L’Église chrétienne d’Occident au VIIIᵉ siècle, sous le pontificat du pape Grégoire III, a instauré la fête de la Toussaint au 1er novembre pour honorer les saints.
La soirée du 31 octobre est alors devenue la veille de la Toussaint. En anglais, on la traduisait par All Hallows’ Eve. Cette expression s’est ensuite transformée pour donner le mot « Halloween ». Au fil des siècles, les familles ont apporté ces traditions en Amérique.
La célébration s’est progressivement transformée pour devenir la fête joyeuse, laïque et gourmande que nous partageons aujourd’hui avec nos enfants.
3. Les symboles d’aujourd’hui et le décalage avec la foi
Même si nous vivons ce moment dans une ambiance récréative, on constate que certains symboles modernes créent un vrai décalage avec la foi.
L’accent mis sur la sorcellerie, les squelettes ou la peur contraste directement avec les valeurs chrétiennes de lumière et d’espérance. Par ailleurs, le port du masque favorise un anonymat qui peut parfois inciter à des comportements déplacés. En gardant cette lucidité, nous pouvons mieux comprendre les réticences de chacun.
Nous pouvons ainsi choisir ensemble des activités qui élèvent notre foyer tout en préservant notre paix intérieure.
Est-ce qu’un chrétien peut fêter Halloween malgré son histoire ?
C’est là le cœur de notre réflexion. En réalité, la réponse réside entièrement dans le sens et l’intention que l’on accorde à nos actes.
Pensez par exemple au parallèle que l’on fait parfois entre le temple de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et la maçonnerie. Deux réalités peuvent partager des origines historiques ou des formes visuelles similaires. Pourtant, leur portée spirituelle et leur signification profonde n’ont absolument rien à voir. En effet, tout dépend de ce qu’on leur attribue.
Si une personne célèbre Halloween pour honorer d’anciens rites païens, la démarche pose problème pour un chrétien. En revanche, vous pouvez très bien vous réunir en famille pour cuisiner une soupe de courge et offrir des bonbons. Dans ce cas, le sens de votre démarche n’est plus du tout le même. L’élément essentiel reste l’intention de votre cœur et la lumière que vous y apportez.
Garder l’œil ouvert : quelles sont les dérives à éviter ?
Même si cette soirée se déroule dans la joie, la commercialisation d’Halloween met parfois l’accent sur des aspects sombres. C’est pourquoi une certaine vigilance s’impose sur quelques points bien précis.
Le piège de l’anonymat et du port du masque
L’un des aspects les plus délicats d’Halloween réside dans le port du masque. Lorsqu’une personne dissimule son visage, l’anonymat peut parfois altérer son comportement. Libéré du regard des autres, on se laisse facilement tenter par des farces de mauvais goût ou par du vandalisme.
Cependant, il reste indispensable de garder un comportement aligné avec nos valeurs, même sous un costume. Un déguisement doit rester un jeu innocent et ne doit jamais servir de bouclier pour manquer de respect.
Choisir le spiritisme ou la lumière : l’avertissement contre l’occultisme
Par ailleurs, nous devons nous rappeler que le monde spirituel comporte des réalités sérieuses. S’amuser avec des séances de spiritisme ou des jeux de divination sous prétexte que c’est Halloween n’est jamais une bonne idée. Boyd K. Packer a dit :
« Un avertissement : il y a un côté obscur dans les choses spirituelles. Dans un moment de curiosité ou de témérité, certains adolescents ont été tentés de jouer avec le culte de Satan. Ne faites jamais cela ! Ne vous associez pas avec ceux qui le font ! Vous n’avez aucune idée du danger ! Laissez cela de côté ! Et il y a d’autres jeux et activités insensés qui se trouvent sur ce côté obscur. Laissez-les de côté ! » Ensign, mai 1989
En effet, s’approcher des ténèbres par simple curiosité peut troubler la paix de notre foyer. La règle la plus sûre consiste à laisser de côté ce qui cherche à glorifier la peur. Concentrons-nous plutôt sur ce qui édifie, rassure et élève l’âme.
James E. Faust a ajouté :
« Aucun bien ne peut résulter du fait de s’approcher du mal. Tout comme lorsqu’on joue avec le feu, il est trop facile de se brûler : « La connaissance du péché incite à le commettre. » […] La seule voie sûre consiste à se tenir bien à distance de lui et de toutes ses activités perverses ou pratiques néfastes. Les méfaits du culte du diable, de la sorcellerie, des sorts, de la magie noire, du vaudou et de toutes les autres formes de démonisme doivent être évités comme la peste. » Ensign, nov. 1987
Comment créer des traditions positives et lumineuses en famille ?
Heureusement, il est tout à fait possible de transformer cette période en une occasion de faire le bien. Plutôt que de subir la fête, pourquoi ne pas la réinventer selon vos propres principes ?
Vous pouvez, par exemple, organiser une belle action de service autour de vous. Préparez de jolis sachets de friandises avec de petits mots doux pour les personnes âgées de votre rue. De plus, vous pouvez inviter des amis à la maison pour un grand jeu de piste ou un atelier de cuisine créative.
Ainsi, en sélectionnant ce qui est pur et joyeux, vous faites de cette journée un moment de rassemblement très positif.
En fin de compte, l’important est de faire régner la chaleur, l’amour et la lumière au sein de votre foyer.
Quelles autres activités faites-vous pour célébrer Halloween en famille ?
Article écrit par Plus de Foi et inspiré de l’article original de LDS Living.


